lundi 2 février 2015

Rencontre avec le Dieu Poulpe

Deuxième tournée de géniteurs en visite, on est toujours aussi contents. Les premiers ont découverts le Canada et ses montagnes, les seconds, plus frileux, ont préféré la jungle et les caraïbes. 
Grand écart pour nous, on découvre la chaleur moite qui pouak, on a ressorti les tongs et l’Ours-Superman a investi dans le couvre-chef pour ne pas devenir trop blond et essayer de rester discret au pays de la gomina et de la moustache. On ne peut s’empêcher de penser à l'hiver dernier où l'on était en train d’éplucher les vaches par -30°C, difficile de faire plus différent...
Bon alors autant vous dire que les photos qui vont suivre vont sans doute vous faire plus envie que celles où on luttait contre le froid avec une hache à la main ! Sont malins ces Sanchez, z’ont pas choisi le plus vilain coin pour nous rendre visite.
Le début du séjour à été un peu hésitant, faut dire que Cancún et la fameuse "Rivera Maya" ça peut très vite devenir l’angoisse si l’on ne s'éloigne pas des boîtes à touristes. J’ai d'ailleurs fait une grosse boulette en réservant - sans le savoir, il va sans dire - trois nuits dans un hôtel situé dans une sorte de complexe hôtelier avec barrières de filtrage à l'entrée. Bien gerbant mais on a survécu . Et puis comme ça, y’avait aucun danger, nos petites miches de blancs étaient bien surveillées ! Prenant notre courage à deux mains, on est sortis de notre prison dorée pour affronter les mexicains, et de là, on en a pris plein la gueule... Puits naturels d'eau cristalline où l'on a trempé comme des pois chiches au petit matin (les fameux cenotes), masque et tuba pour faire mumuse avec les petits poissons multicolores, grimpettes au sommet des pyramides, promenades dans les villes coloniales, sans oublier les piña colada, mojitos et autres marguaritas qui ont arrosé nos fins de journées.
Alors que ma chère mère découvrait les joies du snorkeling, ne voulant plus sortir des eaux et traquant la tortue , les deux hommes de l'équipe ont manifesté leur besoin d'attention en se faisant remarquer à leur manière. Mon Ours-Superman à tout d'abord connu ses premiers déboires avec la nourriture locale. Le Mexique lui a pour ainsi dire souhaité la bienvenue. Un ceviche de trop, ça vous fout en l'air un Superman en tongs en un rien de temps ! Et une longanisse pas fraîche, ça fait deux points pour la bouffe mexicaine et zéro pour celui qui digère mal !
Quand à mon cher père, il a essuyé quelques déboires dorsaux. On a bien essayé de le faire tremper un peu plus dans les cenotes, mais rien n’a fonctionné. Jusqu'au moment où on lui a dégoté un ostéopathe à l’ancienne qui fût à l'origine de sa transformation en Dieu Poulpe. Une heure et demie entre les mains du magicien, ça vous change un homme. Sourire jusqu'aux oreilles, zénitude intégrale et surtout tatouages éphémères d’hématomes circulaires sur tout le dos. Fichtre, on a ventousé mon père !
En somme, un très beau tour du Yucatán qui se termine. On remet le Dieu Poulpe et sa déesse dans l'avion ce matin. Nous on va se mettre a la diète et profiter de ce Mexique qui s'annonce riche en surprises. On va pas être malheureux ici ! La prochaine étape pour nous ça sera Mérida, toujours dans le Yucatán, et ensuite on file au carnaval de Veracruz avant d'attaquer une quinzaine de jours de volontariat dans une plantation de vanille... El viaje sigue !













mardi 13 janvier 2015

La Nausée


Alors laissez moi vous dire que je suis quelque peu déçue et contrariée. On est arrivés au Mexique, le titre de mon article à ce sujet était tout trouvé, je voulais vous servir un "Welcome to Tijuana" de circonstance, et le 7 janvier a tout gâché. Alors voilà, à cause de la connerie humaine qui n'a définitivement pas de limite, il n'y aura pas de musique accompagnant cet article.
Mercredi 7 janvier 2015, on se réveille dans un motel de San Ysidro, ville frontière côté USA, duquel on aura entendu siffler le train toute la nuit. Au petit dèj, on nous parle  très vaguement d'un attentat à Paris. On ne cherche pas a en savoir plus, il est 7h30, on a une frontière à passer à vélo qui n'est pas réputée très sereine.
Pour faire court, la frontière San Ysidro-Tijuana est d'un genre particulier. Faut comprendre que dans le sens USA-Tiers Monde, tu peux passer la frontière en quelques minutes, sans même rencontrer un seul douanier. C'est à toi de demander où se trouve le bureau de l'immigration pour avoir droit à ton tampon si tu ne comptes pas retourner chez l'oncle Sam. Ainsi, les petits américains peuvent en toute facilité aller se torchonner la gueule et se taper des putes là où c'est moins cher le vendredi soir. Et ils ont pensé à tout, on soigne les gueules de bois sur le chemin du retour, dans les gros pick up ou les hybrides bien propres dans la longue, très longue file d'attente qui finira par ramener ces chères brebis égarées au pays de la Liberté. Nous, on passe la frontière à pieds par des portes anti-retour.
On se rend vite compte que tout ce qu'on a lu et entendu sur le passage de cette frontière à vélo est un beau ramassis de foutaises. On obtient nos six mois de visa sans encombres, même si il est vrai que ça facilite les choses de baragouiner trois mots d'espagnol. La circulation en ville se fait sans difficultés malgré les gaz d'échappement qu'on ramasse plein la gueule. Au premier abord, une chose est sûre, Tijuana n'est pas la ville coupe gorge qu'on s'amuse à nous dépeindre. Bon c'est pas non plus ici qu'on a envie de passer quinze jours, faut rester honnête. 
On quitte la ville par les collines en suivant une déviation, on retrouve un beau bordel latin qui est le bienvenu. Kilomètre après kilomètre, on se dit que rouler au Mexique est plus que faisable. On quitte la ville en longeant la côte, longeant aussi ce mur de la folie construit entre les deux pays. Sur certaines portions, des croix par dizaines sont parfois installées à même le mur, symbolisant le nombre de candidats à l'immigration qui ont raté leur passage vers cette "Liberté ". 
On roule sur une sorte d'autoroute, des flics nous font signe de nous arrêter. On s'exécute. Très cordialement et poliment ils nous expliquent qu'on a pas le droit de rouler sur la portion suivante et nous accompagnent pour nous indiquer le chemin bis à suivre. Et vingt kilomètres plus tard nous voici à Rosarito, au sud de Tijuana. Refuge pour la nuit trouvé, on file manger notre premier repas mexicain sur une table en plastique en écoutant de la musique qui dégouline. Et puis ils ont le Wi-Fi dans ce resto, alors on commande une bière, on trinque, on se connecte et la nausée suivra.
On vocifère ensuite contre la stupidité de la race humaine, on reste coi et on commande une autre bière. J'ai eu à peu près le même sentiment de dégoût et d'incompréhension que le jour où 12 000€ d’amende avait été requis contre un prêtre Stéphanois pour avoir hébergé à titre gracieux des demandeurs d'asile. 
Depuis lors, le monde entier s'est remué et on a vu la France dans la rue depuis notre écran. Et malheureusement, je doute que ça éradique la connerie des hommes. On verra ça dans deux ans...
Quelques jours plus tard à Ensenada,  je parle de cette bien triste histoire avec le chauffeur de taxi qui nous conduit, nous et nos vélos désormais en cartons, à la gare de bus. Il me lance un "Oui c'est bien triste, sauf que chez vous, on tue 12 personnes et ça fait bouger le monde entier. Nous on en massacre 43, et rien ne se passe". Petit moment de solitude, je me suis sentie bien conne... 
Au milieu de tout ce marasme, on réalise qu'on a changé de pays, que notre séjour au US est enterré, qu'on est parvenu à pédaler la distance espérée, que c'est terminé, et que ça nous a rendu bien maussades de démonter nos vélos.  2015 commençait pourtant bien, à peine entamée et déjà 3200km au compteur...
Nous voici désormais à Cancún. Après avoir bien réduit notre impact carbone ces derniers mois, on a décidé de prendre un vol interne histoire de ne pas passer pour des écolos intégristes. Et la bonne nouvelle c'est que dans trois dodos, Dame Marie et Monsieur Raymond - mes chers parents pour ceux qui ne les connaissent pas - débarquent dans le Yucatán se mettre les miches au chaud.
On va donc laisser nos petits cuisseaux se reposer et profiter du climat plutôt sympathique de la région. Sur ces belles paroles, on vous souhaite une très belle année quand même et on vous embrasse.








mardi 30 décembre 2014

Sunny Christmas !

Joyeux Noël à tous ! On espère que vous digérez bien vos fruits de mer et autres chocolats et que vous préparez vos foies pour le 31. 
Outre Atlantique, ça va pour ainsi dire mieux que l'an dernier. Le point de congélation n'a pas encore été atteint, et l'on a fêté Noël avec des guirlandes sur les palmiers. En somme, un Noël aux antipodes de celui de l'année dernière. Le père Noël mexicain dans son camion de pompier nous a même offert des friandises, elle est pas belle la vie ? 
On a fêté le solstice d'hiver en endossant nos shorts et t-shirt malgré une nuit de camping bien humide. Californie et mhumidité, on a bien testé ! Belle ironie, on s'est réveillés complètement trempés dans un camping sans douche ni eau courante...
On a aussi un peu pété un câble à cause de l'affluence de touristes en périodes de vacances. Habitués aux routes relativement peu fréquentées pour cause de basse saison, ce fut quelque peu étrange de se retrouver au beau milieu d'une horde de paparazzis venant célébrer la naissance du petit Jésus au bord de la plage. Mais vu qu'on est bien courageux, on a survécu. Et on vous le donne en mille, nous voici à Los Angeles...
On a trouvé refuge dans une sorte d'auberge de jeunesse à Santa Monica. L’arrivée dans la Grande Ville, je pense que l'on va s'en souvenir, ce fut pour ainsi dire épique.
Étape de 85km, censée se terminer dans un camping aux portes de Los Angeles. Milieu de journée, on roule tranquille sur une piste cyclable et là, un autre cycliste me lance en filant à toute allure que la portion d'autoroute qui est censée nous mener à destination est fermée. J'ai à peine le temps de percuter qu'il est déjà loin. Perplexes, on continue notre chemin en se disant qu'il doit bien y avoir une solution parce que mis à part cette autoroute, pas moyen de passer par un autre chemin, sauf bien sûr si on veut faire un détour d’une centaine de kilomètres sur une autre autoroute, à huit voies cette fois et interdite aux vélos...
On est à court de vivres, on s'arrête dans un supermarché et on en profite pour se renseigner un peu. La fermeture est bien réelle et due à plusieurs coulées de boue, elles mêmes dues aux vilaines pluies des dernières semaines. On commence à ne pas être en avance mais on court au Starbucks le plus proche pour vérifier tout ça sur internet. Le site fédéral du réseau routier rend son verdict, le camping que l'on doit rejoindre est en plein dans la zone fermée. On change nos plans, on va s'arrêter au camping juste avant et le lendemain, on se tapera la déviation par les montagnes de Malibu.
On remonte en selle et au moment où l’on doit filer sur l'autoroute, grosse surprise. Les infos sur le site internet étaient complètement fausses, l'autoroute est bloquée bien avant ce qui était indiqué, on commence à se dire qu'on est un peu dans la merde. Martin file voir des cyclistes arrêtés un peu plus loin. Apparemment ils auraient vu pas mal de bicyclettes passer et ne pas revenir... On se dit qu'on a pas trop le choix, on décide de tenter le coup, et on se retrouve seuls sur la Highway 1 qui mène à Malibu au coucher du soleil... Un abruti de responsable des travailleurs nous met la pression quand on vient lui demander si on peut continuer, nous disant qu'on va finir en taule si on ne fait pas demi tour. Un de ces collègues plus sympa nous dit de ne pas s'en faire. On continue, une voiture de flic nous dépasse en nous saluant, on est un peu les rois du monde...
Le camping de secours que l'on avait déniché est en plein milieu des travaux, on se dit qu'on est dimanche et que demain, les travailleurs vont sérieusement reprendre du service. On traverse donc l'intégralité de la zone sinistrée, au total près de vingt kilomètres complètement irréels, la très grande classe ! Et l’on termine la journée là où nous l'avions initialement prévu, en montant notre tente flambant neuve.
Après la popotte en stainless qui a malencontreusement terminée à la poubelle à la fin du West Coast Trail, les chaussures de marche qui ont marché tout ce qu'elles pouvaient, c'est la tente qui a rendu l'âme récemment. Alors on s'est fait un cadeau de Noël, et maintenant on dort au large et bien au sec, youpi ya !
On vous laisse en musique, celle ci devrait convenir parfaitement joyeuxnoellafrance












mardi 16 décembre 2014

If you’re going to San Francisco...

On continue l’épisode Californie en musique. J'ai joué ma carte francophone avec la maison bleu il y a cinq ans, du coup je vous ai dégoté une référence bien locale. Joyeux mélomanes de l’hexagone, détendez vous, ça va bien se passer. Détachez vos cheveux et laissez vous donc porter par le doux son des sixties avec lesmoustachescestclasse 
San Francisco. Quoi vous raconter ? Par où commencer ? Tout d'abord, ça fait un petit quelque chose d'arriver dans une ville de cette taille sur une bicyclette. Et d'autant plus quand la bicyclette en question vous a mené au préalable sur près de deux milles kilomètres. Ensuite c'est justement à San Francisco que l'on débarque, une ville chargée d'images et pas mal fantasmée. Enfin, on est arrivés par la grande porte, on nous a déroulé le Golden Gate...
On a pas mal jonglé avec la météo, elle nous joue des tours celle là ! Tous les gens qui ont croisé notre chemin nous assuraient qu'une fois à San Francisco, on serait tranquilles avec le temps, et ben raté ! Figurez vous que ça fait trois ans que ces chers Californiens sont en sécheresse et qu'ils n'ont pas vu de pluies pareilles à celles de ces derniers jours. Du coup comme on aime bien les coupures d'électricité générales, on en a fait l'expérience à San Francisco. Bon faut avouer qu'après celle de Toronto par -20°C, ça fait un peu coupure de tapettes, mais bizarrement on a beaucoup mieux géré l'affaire. Et puis tout le monde sait que les tapettes et San Francisco ont toujours fait bon ménage. Bref, je m'égare...
Bon on n'avait pas de fleurs dans les cheveux mais on en a sacrément profité. Tellement même, que l'on a eu du mal à partir, et qu'on serait volontiers restés un peu plus.
En vrac : on a eu l'impression de réapprendre à marcher avec les rues en pente, on a pu voir le fameux pont rouge hors du brouillard (ce qui c'était avéré difficile en 2009), on a expérimenté la bicyclette en milieu urbain et vallonné et on a adoré, et puis on a aussi pensé à Kerouac, Janis Joplin et Harvey Milk... On a flâné, je me suis fait voler mon sandwich au crabe par des sournoises mouettes agissant en bandes et s'attaquant au plus faibles, on est allés voir la maison d’Al Capone, on s'est culturés un dimanche avec une super expo de Keith Haring . Une semaine à arpenter la ville, on a mis les voiles en trichant un peu. Grosses pluies encore, on décide de se sauver avec les bus interurbains. Une correspondance et trois heures plus tard, on se retrouve à Santa Cruz, dans une maison warmshower où l'on installe des parpaings au milieu d'une allée inondée pour créer un chemin... aujourd'hui la pluie se calme, demain on sera de nouveau sur nos deux roues.
San Francisco étant derrière nous, on commence à réaliser que l'on sera bientôt au Mexique, et c'est presque étrange...














mercredi 3 décembre 2014

La Californie...

Alors pour commencer, je vous invite à suivre ce lien et à écouter cette douce chansonnette pendant votre lecture julienlesbeauxcheveux . Elle reste coincée dans notre tête depuis qu'on a passé la frontière, sauf que l'on ne connaissait pas les paroles et alors là, je peux vous dire que j'ai gagné mon matin, j'en ai appris des choses sur ce magnifique état !
Ça y est, vous êtes imprégnés de l'ambiance ? Bon alors maintenant on peut passer aux choses sérieuses. On a quitté l'Oregon il y tout juste une semaine. Terminées les gentilles collines et les petites falaises, on passe dans la catégorie supérieure avec des étapes classées difficiles. On fête le passage du plus gros col du parcours en prenant un jour de repos un peu forcé, la pluie dégringole fort dehors. 
On a été plutôt gâté, le nord de l'état n'a rien de la Californie de nos clichés. On a quitté l'océan très vite pour plonger dans la magie des géants arbres redwood. Et qui dit redwood dit humidité. Oui c'est aussi en Californie que l'on aura le plus composé avec la pluie, mais toujours avec pas mal de chance finalement. Mon superman sait comment passer à travers les gouttes. Des degrés de gagné, on a aussi roulé en manches courtes pour la première fois, et surtout on a enfin planté la tente ! Parce que pour être honnête on se la jouait un peu petits vieux depuis le départ en dormant au chaud et au sec tous les soirs. Mais en même temps c'était bien, on n’est pas obligé d'être maso pour apprécier. On avait déjà à gérer notre effort, inutile de rajouter des difficultés genre dormir sous le gèle...
On fait aussi de belles rencontres. Un de nos hôtes warmshower nous a particulièrement marqué. Adepte du VTT, il nous a offert le tapis de sa petite maisonnette bleu dans la plus grande convivialité. Sacrément bavard et jovial, on s'est laissés porter par les événements. On s'est tellement laisser porter que le lendemain matin, au lieu de filer sur une highway vers les grands arbres, on s'est fait promener dans un gros pick up. Vélos à l'arrière bien sûr, on a fait les touristes avant de se faire déposer à l'entrée de l'avenue des géants par super Mark. Et comme super Mark est vraiment super, il nous arrête dix kilomètres plus loin, nous donnant le plan du camping ou l'on devait faire étape, nous informant par la même qu'il avait payé pour nous ! Thank you Mark !
Si la Californie du nord ce n'est pas vraiment la Californie qu'on a en tête, une chose reste tout de même fidèle à nos a priori. Nous venons juste de traverser la partie très fertile et très verte de l’état. On est convaincu que si on était passés par là un ou deux mois plus tôt, on aurait croisé une bonne partie des saisonniers que l'on a rencontré cet été dans l’Okanagan. C'est en effet ici que l’herbe qui fait rigoler est cultivée en masse, des tunnels de serres poussant comme des champignons un peu partout, le tout diffusant un fumet caractéristique.
Nous voilà désormais plus au sud de tout cela, l'odeur de l'océan a repris ses droits, la côte et les nuages sont magnifiques, on profite. Et nous, on a la tête encore plus au sud, San Francisco est annoncée à moins de 200 miles sur les panneaux, mais ça c'est une autre histoire...